Belgrade-Vidin

—- Français —-

Le meilleur ami de l’homme est aussi le pire ennemi du cycliste. Nous en avons fait l’expérience en Serbie.

Pančevo, 30 kilomètres à l’est de Belgrade. Nous roulons sur une piste de terre et nous nous émerveillons  de la palette de couleurs qui s’offre à nous. A droite, le Danube. Il est bleu ciel ou vert amande, si les lentilles d’eau ont recouvert sa surface. Parfois, le Danube  se recule et laisse place à des marais. L’eau est bleue pétrole, la terre brune ou orange rouille. L’herbe qui les entoure est verte prairie. Parfois, la forêt  reprend le dessus. Les arbres ont été dévorés par des plantes grimpantes. Ils ressemblent à des monstres aux formes improbables. A ma gauche, des étendues d’herbes. Elles sont jaunes, brûlées par le soleil, ou noires, brûlées par l’homme.

P1050260

Nous quittons la piste multicolore après 40 kilomètres, mangeons un copieux repas et repartons sur une départementale. Alice est en tête.

Au détour d’un virage, on entend des aboiements. On lève la tête. Trois molosses noirs nous surplombent du haut de la coline. Ils sont imposants et menaçants. Le plus agressif dévale de son trône. L’avantage, quand tu te fais attaquer par un chien, c’est que l’attaque n’est pas vraiment sournoise. La bête surexcitée, ne peut pas s’empêcher de japper à l’idée de croquer du mollet. Mauvaise stratégie. Le cycliste peureux, comme moi, a toujours de quoi se défendre. Dans mon cas, une bombe à poivre. Quand le cerbère se retrouve à deux mètres de moi, je dégaine et tire. Un gros nuage jaune s’échappe. Oups. Vent de face. Le nuage s’écroule entre Cerbère et moi sans atteindre l’animal. Cela suffit pour stopper sa course. Je prends de l’avance. Magali 1 – Cerbère 0. De toutes façons, mes mollets auraient été bien trop durs pour toi toutou, tu te serais cassé les crocs.

P1050318

Le lendemain, nous prenons le premier ferry du jour pour rejoindre la rive sud de la Serbie, Ram. Il pleut. Nos yeux sont fatigués. Nous devinons quand même des montagnes qui tombent à pic dans le Danube : c’est l’entrée des Portes de Fer. Nous attendions ce moment avec impatience.

AuZsdBY-k_kwXagHcyVupxhTL6Ic_6yhX9eteEfZCIb5

Nous roulons principalement sous la pluie, pouvant à peine distinguer le paysage. Puis, à midi, le soleil se manifeste, les nuages s’estompent et le spectacle devient magique. Il s’étale sur plus de 90 kilomètres.

P1050333

On passe dans de nombreux tunnels et le paysage est une surprise à  chaque sortie. Parfois, les montagnes forment de gros murs vertigineux dans lequel le Danube s’est grignoté un passage. Parfois, le fleuve domine le paysage. Il prend la forme d’un lac bordé par des massifs peu imposants.  Les différents villages enjolivent le paysage.

P1050402

Nous avons vécu nos vrai premiers problèmes mécaniques pendant ces étapes. Deux crevaisons et un étrange son produit par mon vélo. Alice, en tête, s’est même retournée pour voir quelle était cette mobylette qui n’arrivait pas à nous doubler. Mon vélo donc. Puis plus rien après 10 kilomètres, intéressant.

P1050521

Nous quittons la Serbie le vendredi 21 août sous la pluie. Ce pays est notre gros coup de coeur pour son hospitalité. Une journée type en Serbie, c’est répondre à une centaine de salutations : le „ciao“ d’une mamie, le „hello“ d’un enfant, le pouce levé d’un motard … C’est aussi se retrouver au sein des familles pour boire de la rakia, ou recevoir des légumes de la part d’un papy à qui l’on demandait notre chemin. Je garde chaque sourire et acte de bienveillance en mémoire, à commencer par Zlata, bien sûr, qui m’a aidée après la frontière alors que j’avais 39 de fièvre.

Notre façon de les remercier et de diffuser notre enthousiasme pour ce pays. Venez découvrir la Serbie, il y a beaucoup de belles choses à voir !

Magali

P1050543

—- English —-

Man’s best friend is also cyclist’s worst enemy. We understood it in Serbia.

Pancevo, 30 kilometers east of Belgrade. We are riding on dirt track and we marvel at the wide color palette around us. On the right side, the Danube. It is sky blue or emerald green, depending if duckweed is covering the water surface. Sometimes, the Danube steps back and gave way to marshes. The water is shadow blue, the ground is brown or rusty orange. The grass around is pastel green. Sometimes trees kick in. They have been devored by creepers and looks now like monsters with fanciful shapes. On the left side, some grasslands. They are yellow, burnt by the sun, or black, burnt by humans.

P1050311

We abandon the multicolored track 40 kilometers further, have a large meal and leave again on an asphalted road. Alice is first.

Around a corner, we hear dog barks. We turn our heads. Three black ferocious dogs overlook us from the top of a hill. They are imposing and threatening. The most aggressive one hurtles down its throne. The good thing, when you get attacked by dogs, is that the attack is not really sneak. The animal is so excited to crunch some calves that it can’t stop yalling. Bad strategy. Wimp cyclist, like me, always have something to defend oneself. In my case, an anti-pepper spray. Once Cerberus arrives next to me, I draw my spray and shoot. A big yellow cloud escapes. Oops ! Head wind. The cloud stretches between the animal and me without reaching it. It is enought to stop it. I keep cycling. Magali 1 – Cerberus 0. Anyway little puppy, my calves are way too hard, you would have break your teeth.

The following day, we took the first ferry boat to reach Ram, on the south bank of the Danube. It is raining. Our eyes are tired. Still, we distinguish some mountains, which plummet into the Danube. This is the beginning of the Iron Gates.

P1050330

We cycle mostly under heavy rains and can barely discriminate anything in the landscape. The cloudy sky gave way to bright sunshine around noon and the show became magical. It spread over 90 kilometers. We ride through many tunnels and each time we come out, this is a new surprise.

P1050441

Sometimes, the mountains form two vertiginous walls, into which the Danube snaked a way. Sometimes, the river dominates the landscape. It forms a big lake bordered with low mountains. The different villages embellish the magical show.

Alabr-Q59X9pBTx3IqZ3MJc2cizCflDO63bCZBK5Mc8Z

We got our first real mechanical problems during these days. Two flat tyres and a weird sound coming out of my bike. Alice, riding first, even looked back to see what was this old moped, which didn’t manage to overtake us. This was my bike. After 10 kilometers, the irritating sound stopped. Interesting.

We left Serbia on the 21th of August. We both felt in love with Serbia, more precisely with the people. In a typical day in Serbia, we respond to more than one hundred greetings: The „ciao“ of a grandma, the „hello“ of a child, the thumb up of a biker. In a typical day, we are invited into families to drink rakia and eat cake. I keep every smiles and acts of kindness in mind, especially the one of Zlata, who helped me getting to Novi Sad while I was sick.

P1050537

One way to thank them is to spread our love for this country. Come and visit Serbia, there are many things to discover here!

Magali

Aqdr2e9DEHKIqoa82dQXP1Exfw-NnYBkIj7JWOzJoy6Z

Advertisements

Kommentar verfassen

Trage deine Daten unten ein oder klicke ein Icon um dich einzuloggen:

WordPress.com-Logo

Du kommentierst mit Deinem WordPress.com-Konto. Abmelden / Ändern )

Twitter-Bild

Du kommentierst mit Deinem Twitter-Konto. Abmelden / Ändern )

Facebook-Foto

Du kommentierst mit Deinem Facebook-Konto. Abmelden / Ändern )

Google+ Foto

Du kommentierst mit Deinem Google+-Konto. Abmelden / Ändern )

Verbinde mit %s